Une partie de ping-pong

27 février 2013 | Le Quotidien

Ayant fait valoir qu’il y avait une non-conformité dans le reclassement de terrains, le sidérurgiste avait encore argumenté en pointant du doigt des problèmes de sécurité tant pour ses visiteurs que pour son personnel. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, Gilles Rod, directeur du Comité national de défense sociale, avait admis, pas plus tard qu’à la mi-janvier dernier, que la «capacité restera exactement la même mais les conditions d’accueil seront améliorées et la nouvelle structure permettra de travailler de manière plus optimale».
 
Actuellement en vacances, il était hier injoignable pour exprimer ce qu’il ressentait face à un éventuel retour à la case départ. Un retour qui s’accompagnerait d’un changement radical puisque cette fois cette structure d’hébergement pour les toxicomanes serait construite en dur. Après huit années d’errance, la Fixerstuff pourrait enfin jeter l’ancre. A l’heure actuelle, l’association dont le financement est entièrement pris en charge par le ministère de la Santé (soit l’allocation annuelle d’un budget de quelque deux millions) emploie 27 salariés. La société Paul Wurth n’est pas la seule à s’être opposée au choix de ce site. Mais bizarrement, sa porteparole, Mme Kayl, était aussi hier aux abonnées absents, retenue théoriquement par sa participation à un séminaire.
 
Le syndicat d’intérêts locaux de Gasperich fait lui aussi partie des opposants à une implantation de la Fixerstuff rue d’Alsace. La balle est à nouveau dans le camp des conseillers communaux. La saisiront-ils?